Articles en mode éphémère...
Parce que parfois, il faut savoir aussi juste profiter des instantanés.

J'écoute : certains silences dans la cacophonie tintamarresque de la vie...
Je regarde : la vie et dans un miroir parfois embué.
Je lis : et je relis avant de tout délier.
Je joue : constamment, surtout à qui perd gagne...
Je mange : la vie, des envies et 5 fruits ou légumes par jour...
Je bois : des mots mais sans doute pas à ceux auxquels vous pensez.
Je cite : ma bouilloire.
Je pense : à mal... peut être.
Je rêve : par tout temps sauf sous la pluie.
(mis à jour lundi 16 juin 2008 à 00:25)

18/01/2008

18/01/08 - 23:18

C'était janvier...

En vrac en finissant avec Déodat de Séverac...



Danser avec sa vie. Etre un funambule à chaque instant. C’est sans doute se savoir déjà un peu mort.
Certains s’effacent sans bruit. D’autres s’interrogent. Sans doute ont-ils dans ces disparitions peur de leur propre mort. Mais même si l’ont ne peut pas rester insensible à l’autre, même si pour soi même on peut avoir peur, aller au delà, c’est simplement se fourvoyer dans la sensiblerie inutile et futile, aller jusqu’au voyeurisme.

Et puis, je ne suis qu’un égocentré comme les autres… Je repense à ce que j’ai laissé partir. Ce que j’ai sans nul doute interrompu juste par égoïsme. Ou alors peut être plus simplement parce que certaines frontières ne doivent pas être franchies. Le droit au bonheur, la vie à deux, tout le monde ou presque y aspire…
Mais seulement ce bonheur, faut il l’envisager de la même façon…
Comme le disait Saint Ex en regardant dans la même direction.
En parlant de regard, de direction, sans vraiment de rapport, encore que…

Je disais en d’autres lieux qu’à force d’avoir le regard tourné vers les étoiles on finit par marcher dans la merde. Sauf que parfois, les étoiles ne sont pas au dessus de nous, mais bien à côté ou face à nous, dans le regard de « l’autre ».
Je repense à cet homme que je considère comme un « vrai » humain. Et non comme sans doute il le souhaiterait parfois à une bête. Et je revois son regard où il est sans doute si facile de se perdre pour peu que l’on sache qui il aime vraiment. Ou encore mieux, qu’il vous parle de lui et alors, ses yeux s’illuminent tels la voie lactée… Se perdre dans les étoiles, finalement, cela n’est vraiment valable que le jour où, l’on est capable de les trouver dans le regard de l’ »Autre ».
Ce regard, j’aime le trouver en lui. Non pas pour moi, mais pour le bonheur qu’il me communique.
Ce regard, je l’ai aussi croisé dans une paire d’yeux bleus. Sans doute n’ai-je pas su vraiment bien les regarder peut être.
Mais je sais aussi que je deviens allergique au whisky…
Un jour peut être…

Des bribes bien trop longues pour finalement quelques mots…Je me souviens de ce court texte qu’il avait écrit sur un homme assis à la terrasse d’un café voyant courir l’enfant vers celui qui sans doute l’aimait. Etait il l’enfant. Et moi donc…

Et puis j’ai juste envie de douceur à partager…
Alors, je pense à certains des meilleurs et je sors de ma manchette une moment de tendresse, juste pour quelques uns et pour une surtout plus particulièrement.

Les muletiers devant le Christ de Llivia - Déodat de Séverac
Par Billy Eidi.


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Entre retour et absence...




En relisant une "pensée" sur l'enfance et ses paradis perdus, j'ai fini par comprendre les raisons de mon attachement à cette ville.
Naples a beau être recouverte encore d'immondices, rien ne la change vraiment et elle reste à mes yeux toujours aussi belle.
Lorsque nos racines se dispersent on finit par s'en créer de nouvelles. Parce qu'elles correspondent en de nombreux points à ce que nous sommes vraiment. Parce qu'elles correspondent à ce qui nous a permis de grandir, d'évoluer et de devenir les "adultes" que nous sommes ou l'enfant que nous restons.
Pour moi cette ville figure l'emblème même de ce que j'ai appris à honorer et, ou à chérir. En ces lieux ou dans ses alentours, tout me rapporte à mon enfance. La simplicité de ses habitants, l'amour de l'histoire et la bonne et simple table. Moi qui enfant ai tant fantasmé sur la mère, pardon, la mer, la Grèce antique et ses mythes, la Rome glorieuse des premiers siècles, à chaque pas, à chaque détour de ruelle, de façon quasi anodine, c'est plus de deux mille quatre cents ans d'histoire qui défilent sous mes yeux.
Folie architecturale, accumulation et empilement, beauté et rudesse des paysages, douceur du climat, tout ici m'amène à rêver non pas d'un monde meilleur, mais juste, tel que celui là se vit dans cette ville.
Je n'ai pas pu retourner dans les lieux que j'aime au point de les rendre sacrés. Le temps m'a manqué. Mais vivre dans ses entrailles, rester le soir à déambuler dans ses rues, caresser ses murs, fouler ses pavés, tous ces éléments m'ont permis de rentrer en communion avec elle. Cette belle maîtresse ne m'a pas contenté, car on ne peut pas en être totalement rassasié.
Dans quelques minutes je vais retrouver le "brouhaha" parisien. Rares sont ceux qui ici me permettent de retrouver d'une certaine façon le bonheur simple de ce monde que je viens de quitter...
Naples est la ville la plus européenne qui soit. De part son histoire, aujourd'hui, de par sa position d'ouverture sur le monde méditerranéen. Dommage que les politiques ne sachent pas en tirer profit.

Tu me manques déjà oh folle cité !



Pavane pour une infant edéfunte - M. Ravel.

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